Politique de marque et développement des publics

Publié le 23.04.2018
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Table ronde "Made in France et éco-responsabilité, deux tendances qui s’affirment dans le Travel & Museum Retail"

Jeudi 31 mai - 9h-10h30 - Amphithéâtre des Loges

Gage de qualité et porteur de sens, le caractère local ou éco-responsable des produits et de leur mode de production séduit une clientèle grandissante.

Les touristes et les publics d’institutions culturelles se voient de plus en plus proposer des produits de fabrication locale. Quelle attention portent-ils au « made in France » ? Quelle image spécifique véhicule le « made in France » ? Constate-on une différence de perception entre un produit « de fabrication française » et un produit « de conception française » ? Quel impact en termes de prix ?

L’éco-responsabilité fait aussi son entrée dans les espaces « boutique » et « restauration » des institutions culturelles. Quelle en est la réception par le public ?

Dans quelle mesure peut-il être bénéfique pour une institution culturelle de proposer des produits de fabrication locale ou éco-responsables dans ses espaces commerciaux ?

Enfin, quels sont les principaux points de vigilance à observer pour les entreprises qui développent une activité « made in France » ou « éco-responsable ?


Modérateur : Emmanuel Delbouis, consultant en politique de marque, ministère de la Culture


Intervenants : 

Made in France

  • Rodolphe Borgniet, fondateur et président du label« Made In Paris ».

Créé en 2009, « Made In Paris » regroupe les fragrances exclusives de créateurs et de designers parisiens. « Made In Paris » propose des collections de bougies parfumées et de parfums d’ambiance d’exception telles que « Château de Versailles » ou « Opéra de Paris » qui sont distribuées dans de nombreux pays dans le monde notamment en Europe, en Amérique et en Asie.

  • Rodolphe Grosset, co-fondateur de « Passion France ».

« Passion France» consacre le « consommer local » en proposant une diversité de gammes de souvenirs et de cadeaux "dont l’origine France est garantie". Une offre qui n’a cessé de se développer dans les boutiques « Passion France » et aux Galeries Lafayette.

  • Nicolas Galiana

Gestionnaire des espaces commerciaux (boutiques et restaurants) des musées de la ville de Toulouse, Nicolas Galiana a initié de nombreux partenariats innovants avec des entreprises locales.


Éco-responsabilité

  • Virgile Desurmont, co-fondateur de BACSAC

BACSAC propose des contenants pour les plantes 100% recyclables qui "s’adaptent à toutes les natures". BACSAC a reçu le prix de l’Innovation durable au salon « Jardins, Jardin » de 2009. À l’occasion de la COP21, BACSAC s’est engagé pour le climat, aux côtés de ses clients, en les rendant acteurs de la lutte contre le changement climatique via une opération innovante éco-socio responsable. Par ailleurs, BACSAC est entré au Fond National d’Art Contemporain en 2010 et a depuis multiplié les partenariats avec les institutions culturelles (Versailles, Château de Malmaison, Comédie Française, RMN…).

  • Jérôme Fischbach, co-fondateur de WOODHI

Grâce à une technique innovante et des collaborations avec des artistes français et internationaux, WOODHI a revisité la carte postale pour qu'elle devienne un véritable objet qui donne envie d'être posté, offert ou collectionné. Pour remettre de l’affect dans cet objet iconique, WOODHI a pris le parti de la créer en bois. Les cartes postales WOODHI sont des œuvres graphiques écologiques.


Table ronde "Des images aux icônes : la valorisation des œuvres et des marques et l'impact sur les publics"

Jeudi 31 mai - 10h30-11h30 - Amphithéâtre des Loges

Des emblèmes aux logos, des mascottes aux égéries, les marques commerciales développent depuis longtemps de nombreux outils pour assoir leur identité et leur impact auprès des publics. En quoi ces méthodes sont-elles applicables aux identités culturelles ? Comment une "stratégie d'icônes" peut-elle contribuer au positionnement d'une institution et à son rayonnement ? À travers les exemples du Lab'Bel, fondation pour l'art contemporain du groupe Bel (Vache-qui-rit), du Centre Pompidou et ceux de plusieurs musées et marques ayant innové ces dernières années en matière de stratégie visuelle, cette table ronde explorera les méthodes et stratégies croisées entre mondes commercial et culturel, et leurs opportunités vis-à-vis des publics.


Modérateur : Emmanuel Delbouis, consultant en politique de marque, ministère de la Culture


Intervenants : 

  • Silvia Guerra, directrice artistique du Lab’Bel, Laboratoire artistique du groupe Bel

Créé en 2017 par le groupe Bel, le Lab’Bel est un laboratoire artistique qui partage ses activités entre la constitution d’une collection d’art contemporain et la réalisation d’expositions et d’événements artistiques qui prennent place aussi bien en France qu’à l’étranger. Il assure la programmation artistique de la « Maison de La vache qui rit », abritée dans l’usine dans laquelle Léon Bel a lancé la production du célèbre fromage en 1921. Lab’Bel confie également à des artistes contemporains de revisiter la marque « La vache qui rit » : Wim Delvoye, imagine en 2017 la 4e Boîte Collector, un « hybride entre marchandise de masse et produit unique ».

  • Catherine Guillou, directrice des publics du Centre Pompidou depuis 2014 

Catherine Guillou a occupé les mêmes fonctions au musée du Louvre de 2000 à 2014.

  • Gwenaëlle de Kerret, sémiologue, fondatrice de l'agence-conseil SemioTips

Auteure d’une thèse sur l'identité visuelle des musées en France et aux États-Unis. Gwenaëlle de Kerret travaille depuis 13 ans sur les stratégies de marque, dans une diversité de secteurs. Elle a notamment collaboré avec le château de Versailles, le Centre Pompidou, le CMN et le château de Montsoreau sur leurs interfaces visuelles, les icônes et leur impact auprès des publics.


Table ronde "Vers de nouvelles formes de transmission et de perception du patrimoine : les Carrières & l’Atelier des Lumières et Meta-Morphosis"

Jeudi 31 mai - 11h30-13h - Amphithéâtre des Loges

Par l’intervention d’artistes contemporains et de technologies spécifiques notamment digitales, les Carrières de Lumières, l’Atelier des Lumières et Meta-Morphosis donnent à voir autrement le patrimoine. Quel est l’impact de ce mode de transmission « transformatif » du patrimoine sur les publics ? Dans quelle mesure le patrimoine ainsi transmis accroit-il sa pertinence contemporaine ?


Modérateur : Emmanuel Delbouis, consultant en politique de marque, ministère de la Culture


Intervenants : 

  • Augustin de Cointet de Fillain, directeur des Carrières de Lumières et du château des Baux de Provence, coordinateur de la technologie AMIEX aux Carrières et à l’Atelier des Lumières

Culturespaces, acteur culturel privé pour la gestion globale de monuments, musées et centres d'art et l'organisation d'expositions vient d’ouvrir, dans une ancienne fonderie de Paris, l’atelier des Lumières qui propose grâce à la technologie AMIEX® des expositions numériques immersives : « Gustav Klimt » et « Hundertwasser » – réalisées par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi – et « POETIC_AI », installation contemporaine proposée par le collectif Ouchhh.

  • Franck Depaifve et Axel Ruhomaully co-fondateurs de Meta-Morphosis

Meta-Morphosis est une agence d’ingénierie culturelle spécialisée dans la préservation et la transmission de la mémoire des lieux notamment industriels par le biais de l’art. L’approche de Meta-Morphosis exploite à la fois tous les types d’expressions artistiques (peinture, photographie, Street Art, musique, gastronomie, etc.) et tous les types de supports (livres, expositions, visite virtuelle, documentaire, etc.). Le premier livre de Meta-Morphosis, Ceci n’est pas que du patrimoine, sur l’ancien charbonnage du Hasard, a connu un succès international. Les projets de préservation de la mémoire menés par Meta-Morphosis s’étendent aujourd’hui du Haut Fourneau n°4 de Charleroi aux 50 ans de l’indépendance de l’île Maurice ou encore au prestigieux patrimoine historique de Cuba.


Espace Forum

Retrouvez Emmanuel Delbouis et Samuel Bonnaud Le Roux, juriste en propriété intellectuelle au ministère de la Culture, le 31 mai, de 14h à 18h, sur le stand du ministère de la Culture pour des conseils en propriété intellectuelle et marketing des marques.

Événement gratuit, ouvert à tous, sur inscription.
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